Michel Drucker

 

Un demi-siècle de carrière. Une existence fondue au petit écran. Cinq décennies que Michel Drucker n'a pas vu passer. Pour marquer cet anniversaire, il nous ouvre son agenda 2014-2015, un journal de bord étourdissant.

D'emblée, cette année s'annonce mémorable. L'homme de télévision décide de monter sur les planches pour raconter les coulisses de sa vie. Le temps qui file va précipiter ce désir de liberté.

L'actualité, le choc des attentats de janvier, le sourire de Bébel, la maladie de son ami Michel Delpech, les people en espadrilles sous les oliviers, les délires hilarants de son hypocondrie nous emportent dans un tourbillon. Céline Dion passe en ski nautique, un funambule traverse le ciel. Carla Bruni et Isabelle Adjani croisent les hommes du GIGN et du RAID. Des anonymes, Sofiane ou Manon, bouleversent sa vie...

Cocasses, poignants, les jours s'égrènent à la vitesse d'un TGV ou d'un hélico... 365 jours d'une année vraiment pas comme les autres et d'un Michel Drucker qui n'est plus là ou on l'attendait. À la fois intime et truculent, entre rires et larmes, qui rendent chaque instant si précieux, ce tour de piste raconte aussi la France d'aujourd'hui.


Après les succès de Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? et de Rappelle-moi, Michel Drucker lève le voile sur les sentiers escarpés de la gloire, lui qui connaît si bien ceux qui la côtoient et, parfois, s'y brûlent les ailes.

Nous avons grandi avec eux, ils ont vieilli avec nous. Certains tiennent le haut de l'affiche pour l'éternité, d'autres ont disparu de nos écrans radars. Stars, artistes, sportifs, grands noms de la télé, hommes de pouvoir. Depuis près de cinquante ans, Michel Drucker les met en lumière et les accompagne. 
Qui mieux que lui sait de quels sommets mais aussi de quelles chutes vertigineuses et parfois de quelles improbables résurrections sont faits les sentiers escarpés de la gloire ? Des idoles des sixties à la tournée « Âge tendre et têtes de bois », de Jacques Martin à Pascal Sevran, de « Bébel » à Renaud, de Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal et tant d'autres, c'est cette mémoire unique qu'il partage ici, nous entraînant dans les coulisses, là ou les feux des projecteurs ne brillent plus tout à fait de la même façon. 
Ce « dur désir de durer », Michel Drucker le raconte comme personne. Avec lucidité, autodérision et une liberté de ton que son image publique ne laisse pas forcément deviner. Au fil des portraits et des anecdotes, sa mémoire éclaire la nôtre, comme ces chansons que l'on croyait oubliées et qui viennent raviver tel moment de notre vie, entre nostalgie et sourire.


Depuis plus de quarante ans, on connaît son visage, son ton inimitable, son humour, sa gentillesse. Il fait partie de la famille... Mais que sait-on vraiment de lui ? Né en 1942, le petit Michel grandit à Vire, sous-préfecture du Calvados. Chaque soir, de la fenêtre de sa chambre, il regarde passer le train Granville-Paris en rêvant du jour ou il montera dedans, fuyant une enfance ou « rien n'était fait pour son malheur et ou tout y a contribué ». Médecin de campagne marqué à vie par ce qu'il a vécu en captivité dans les camps de Compiègne et Drancy, son père, juif originaire d'Europe centrale, se l'est juré : ses fils feront de grandes études, l'unique moyen d'intégration. Les deux frères de Michel répondront à cet impérieux désir (Jean, l'aîné, fera l'ENA ; Jacques, le benjamin, médecine). Michel, lui, ne pourra pas. Cancre dans une famille ou l'excellence scolaire est un devoir sacré, il s'en va très jeune, à dix-sept ans, avec pour seul bagage la rage d'échapper au reproche paternel qui a hanté son enfance, et bien au-delà : « Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? »
La suite de l'histoire est celle d'une exceptionnelle réussite : Michel Drucker est à la fois la mémoire du petit écran, l'ami des stars, le confident des politiques et l'animateur le plus populaire de la télévision française. Il débute à l'ORTF en 1965, à vingt-deux ans, sous la houlette des grands pionniers Léon Zitrone, Pierre Desgraupes, Georges de Caunes, Roger Couderc... Animé d'une immense soif d'apprendre auprès de ces maîtres hors normes, il vit quasiment jour et nuit dans le mythique immeuble du 15, rue Cognacq-Jay, siège de l'ORTF. Faisant tout pour se rendre indispensable, il prépare les fiches de Zitrone, épluche les dépêches, il tient la rubrique sportive du journal télévisé. Peu à peu il s'impose au Service des sports (il commentera entre autres cinq Coupes du monde de football), puis dans la variété, dont la grande productrice Michèle Arnaud lui entrouvre les portes en l'engageant comme présentateur d'une nouvelle émission pour les jeunes : « Tilt ». C'est là qu'il rencontre la génération des sixties, celle de Salut les copains, de Johnny, Sylvie, Cloclo, Dutronc... Désormais, tout ce qui compte dans le show-biz passera par lui : Michel Drucker devient et reste l'indétrônable souverain des émissions de variétés. « Les Rendez-vous du dimanche », « Stars 90 », « Ciné Stars », « Drôles de stars », « Champs-Élysées », « Studio Gabriel »... lui confèrent une notoriété sans pareille dans l'Hexagone. Depuis 1998, avec « Vivement dimanche », il réalise un autre de ses rêves : recevoir des politiques, permettre aux téléspectateurs de les découvrir sous un jour plus intime.
C'est ainsi que le découvriront, dans ce livre ou se mêlent souvenirs et anecdotes, émotion et réflexion, les téléspectateurs qui le suivent depuis tant d'années. Ils seront touchés par la sincérité, l'authenticité, la drôlerie, mais aussi par les fêlures de cet autodidacte qui, sous un air d'apparente facilité, a construit sa vie comme une longue course cycliste, étape après étape, pour prouver sa vraie valeur aux siens.


« Jean Drucker, mon frère aîné, était mon idole, mon modèle. En ce week-end de Pâques 2003, j'allais le convaincre de nous associer pour vivre ensemble notre grande passion, la télévision. Mais dans la nuit du 17 au 18 avril, le destin en a décidé autrement.
Rappelle-moi – le dernier message de Jean – est une manière de revenir avec lui sur ces sept années. De lui dire à quel point chaque jour il me manque. De lui raconter ce que j'ai vu et entendu depuis son départ, la vie, notre famille, l'actualité qui le passionnait. L'occasion aussi de saluer quelques grandes figures de notre époque qu'il aimait ou qui l'intriguaient. Et de lui confier enfin tout ce que j'aurais voulu lui dire et que je ne lui ai pas dit, par pudeur, parce qu'on croit toujours qu'on a la vie devant soi... »
Mémoire familiale et portraits inattendus, souvenirs pleins de drôlerie et moments plus graves ou se partage l'inconsolable chagrin d'avoir perdu un frère : après le succès de Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ?, Michel Drucker ouvre son coeur comme il ne l'avait jamais fait.