Patrick de carolis

Après ses deux best-sellers, Les Demoiselles de Provence et La Dame du Palatin, Patrick de Carolis nous livre le journal intime et romancé de la mère de Napoléon, nourri des archives inédites auxquelles il a eu accès.

Au soir de sa vie, Letizia R. Bonaparte reçoit deux journalistes du Magasin universel dans son palais romain, ou elle vit en exil. A travers ces échanges imaginés par Patrick de Carolis, cette femme à l'incroyable destinée va remonter le fil de ses souvenirs.

« Qui aurait pu prédire un avenir si glorieux ? Comment imaginer enfanter tant de rois et de reines, de princes et de princesses ? L'envol de l'Aigle ! La campagne d'Italie et le 18 Brumaire, le Consulat puis l'Empire, et nous, sa famille, happée dans le sillage de son fabuleux destin. Promue Altesse Impériale par la grâce de mon fils, je n'oublierai jamais, malgré la richesse et les honneurs que mon sigle se limite à trois lettres : L.R.B (Letizia Ramolino Bonaparte).
Mater Napoleonis, je l'ai été jusqu'à l'épuisement. J'ai tout vécu : les adieux de Fontainebleau, l'île d'Elbe et les Cent- Jours puis la chute finale, l'exil à Sainte-Hélène.
Jamais je ne me suis laissé impressionner par les ors de l'Empire, seul comptait pour moi l'avenir de mes enfants. Ceux qui souffraient le plus avaient ma préférence. Je les ai tant aimés mais j'ai tellement souffert. Ne suis-je pas la mère de toutes les douleurs ? »


La première dame de France, épouse du Président Chirac, nous invite à assister à une Conversation intime et captivante. Elle nous parle d'elle, de lui, mais surtout de nous.

"Quand on est la femme de Jacques Chirac on ne peut pas rester trop effacée ! Ou alors on court le risque d'être écrasée... Que voulez-vous, je n'aime pas être écrasée. Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il fasse de la politique. Comme disait mon père : «La politique, vraiment, n'était pas dans le contrat de mariage.» Quand on est décidé à bâtir une maison ensemble, je crois que le résultat est inébranlable. Je me suis battue. J'espère seulement qu'à l'image de ces parents d'enfants blessés le courage ne me quittera pas. C'est très difficile pour moi de me «blinder». Je suis vulnérable, très sensible au scandale. Mon mari tous les matins me dit que j'ai une chance formidable de l'avoir épousé ! Il me manque toujours du temps. Comme la tortue, je me hâte avec lenteur. Aimer, c'est forcément être optimiste."

Bernadette Chirac


Un poème en prose qui fait résonner en chacun de nous des échos très personnels, qu'amplifie la lecture qu'en fait Pierre Arditi sur le CD qui accompagne le texte.

Perdu son coeur d'épave.
Eteint son coeur de cendre.
Sans elle, Paris n'est plus la même ville.
Son absence est la naissance de toutes les absences.
Son départ a tout consumé.
Alors il part vers le sud.
Le train est une saignée libératrice.
Il roule vers son enfance, Arles, sa ville natale.
L'enfance est un refuge pour temps d'orage...

Texte lu par Pierre Arditi.


Naître à Arles et devenir la femme d'un des hommes les plus célèbres de l'Antiquité, c'est la destinée étonnante que va connaître Paulina, fille d'un riche négociant gallo-romain, en épousant Sénèque, écrivain-philosophe, précepteur puis conseiller de l'empereur Néron.

En partant de ce fait historique, Patrick de Carolis dessine le portrait passionnant et attachant d'une femme soumise aux règles de sa condition sociale, puis entraînée malgré elle dans les intrigues sanglantes de la Rome impériale de Claude, d'Agrippine et de Néron. Pour s'emparer du pouvoir ou le conserver, aucun lien du sang n'est respecté, aucun obstacle ne semble infranchissable, aucun assassinat n'est négligé. C'est à la violence et à la cruauté de cet univers que Paulina et Sénèque vont être confrontés.
Patrick de Carolis dépeint, avec érudition et talent, le jeu du pouvoir, l'affrontement des ambitions, des idées et des personnalités. Un tableau saisissant de cette période mouvementée de l'histoire romaine.